Magalï Langlois
3A Racing Team 70ème Bol d'Or Moto
Part I, Part II
Bol d'Or Moto

Magali et Gabi sur la grille d edépart du bol d'or
Image forte du Week end ... Magalï & Gabi sur la grille

3A racing Team avec Elan
Philipp Motos

Modertech Industrie

Roof

Afam

Pirelli

Carbone Lorraine Moto

Ixil

Esprit-Racing Le Sport Moto !

ELAN

Yamaha France

Ermax
BOL D'EAU - ÉQUIPE EN OR : MY NAME IS 2 DIXIEMES

Il est 14 heures 31. Nous sommes samedi. Je suis dans mon camion et le 70ème Bol d'Or se prépare à partir... sans moi... pour 2 dixièmes ! Je vous raconte ...


Lundi
L'installation se déroule comme sur des roulettes et à 15h 30 notre camp de base est déjà opérationnel !
Côté stand, nous découvrons notre "demi-box" #43 que nous partagerons avec les "Pistons Flingueurs" de Steph Bovin.

Cette situation ne nous perturbe pas puisque nous l'avons déjà vécu 2 fois depuis que nous prenons part au Bol.

Par contre, dans les box #44 et #42 un voisinage de choix nous attend. En effet, ce ne sont ni plus, ni moins que la #94 du team G.M.T. et la #91 du team DAP qui nous accompagneront durant l'épreuve.

Va falloir assurer un max. Le soir même nous sommes déjà une quinzaine à table et la bonne humeur est de rigueur.
Notre Fafa, grand coéquipier fraîchement marié et dame Elo son épouse/chronométreuse nous ont déjà rejoint et l'ambiance est à la franche rigolade !



Mardi
Nous poursuivons studieusement l'installation du stand.

Grâce à Mathieu et Romain nos 2 mécanos de choc membre de l'Éducation Racing Team, nous bénéficions de moyens logistiques supplémentaires qui nous permettent de donner à notre ti box une bouille bien sympatoche.

Tout le monde s'affaire en attendant avec impatience les premiers essais libres de demain. Les températures son quasi caniculaires et le ciel d'un bleu imperturbable. Espérons que ça dure !

De mon côté, je donne un ti coup de main aux cuisines à mes Superintendantes Baboune et Marie.
8 essorages de salade plus tard, je sens comme un échauffement sur mon majeur... et là... dites moi pas que c'est pas vrai... une magnifique ampoule pointe le bout de son nez...
Et bé, comme quoi les corvées domestiques peuvent représenter un risque non négligeable pour le pilote lambda. A noter dans le P.M.P.P. (Parfait Manuel du Petit Pilote :-) : "Salade tu n'essoreras, sinon ampoule tu choperas").

Nous passons à table et soudain, un caillou vient perturber ma mastication. En guise de caillou, c'est une dent soignée quelques jours plutôt qui décide de me jouer des tours... ça continue !

Après analyse de la non-gravité de la situation, je repasse à table et... me défonce le genou dans un des pieds métalliques...

Y'a des jours comme ça. Au final et à la demande générale, je vais me coucher histoire de ne pas mettre une fois encore ma santé en péril avant même le début des essais !!!



Mercredi
Ma tite coéquipière Christelle "Speednénette" Orsi débarque en compagnie de son collègue de travail Vincent Boquet, pilote de la #10 du team Infiniteam.
Nous sommes toute à la joie de nos retrouvailles et nous plions aux contrôles administratifs de rigueur.
Ceux-ci effectués, nos 2 superbes R1 "Green Viper" passent sans encombre le contrôle technique.
Tout le monde s'affaire dans l'équipe avec une joie qui fait vraiment plaisir à voir. Je me rend vite compte que rien n'a changé depuis les 24 Heures du Mans et que la semaine qui s'annonce promet d'être inoubliable. Après avoir accueilli les journalistes de France 3 Auvergne venus réaliser un reportage sur notre équipage un peu hors du commun, nous prenons enfin la piste.

La machine est réglée exactement comme aux essais pré-Bol et le but pour nous tous est de la faire évoluer encore un peu plus dans l'objectif des qualifs qui s'annoncent relevées.

Fabien s'étant rapidement imposé comme le plus performant de nous 3 ici, nous lui laissons volontiers le soin d'ouvrir les hostilités.
Tout se passe très bien même si la mise en action pour Chris et moi est un peu laborieuse. Nous n'avons pas roulé depuis les pré-Bol et ma Chris doit faire attention à préserver son genou et sa cheville encore convalescents.

La fin de la séance approche et je reprend le guidon. Les dernières modifs effectuées ne me conviennent pas vraiment. Je trouve la moto à nouveau trop camion et physique. Il faudra donc que Gaby change ces réglages pour moi dans l'objectif de ma qualif perso. L'important reste que chacun parvienne à trouver les réglages qui lui conviennent le mieux pour les qualifs et qu'ensuite un "compromis" soit trouver pour la course afin que la machine soit exploitable par nous 3.

Je roule tranquille quand à la sortie de la chicane précédent la ligne droite une machine vient violemment percuter ma roue avant avec sa roue arrière... Je suis bloquée net sur ma réaccel, monte en l'air et retombe au sol en pleine trajectoire... Ah ben ça commence. Je peste sous mon casque. Je suis déjà bien assez grande pour me mettre des boites sans qu'en plus on vienne me donner un coup de main !

On ramène la moto au stand. La réparation est rapide mais mon moral en a pris un coup. Pas de nouvelles de mon percuteur, percuteur identifié puisque la caméra de France 3 filmait à ce moment précis. Ce n'est que le lendemain lors du briefing que j'apprendrais de la bouche même de mon "agresseur" qu'il ne s'est rendu compte de rien... L'intéressé étant à la base quelqu'un que j'apprécie, nous en resterons là. De toute façon... c'est fait.

Bilan perso, un genou bleu, une hanche bleue, une fesse bleue, un poignet bleu "enfin" mon surnom de Schtroumfette reprend toute sa saveur...Demain, place aux qualifs.



Jeudi
Les essais libres du matin vont se faire sur une piste bien détrempée... On savait que la pluie pourrait nous accompagnée durant cette semaine.

Nous reprenons pleinement conscience de la difficulté que nous allons rencontrer avec nos Pirelli dans ces conditions. Nous n'insistons pas trop, ma cascade de la veille ayant quelque peu refroidi tout le monde.

Enfin, le soleil repointe de bout de ses rayons et nous offre une seconde séance libre sur le sec. Nous avons récupérer notre second amortisseur chez Ohlins et nous tentons de le régler lui aussi.

Tout va enfin bien et j'attend 16 h 30 à la fois avec angoisse et impatience ! Soudain, un amoncellement de nuage vient masquer le ciel... et la pluie se met à dégringoler plein pot.

C'est donc en pneus pluie que je prendrai le départ. Les consignes sont claires pour nous 3, il faut voir ce que ça donne avec nos pneus. La piste est nettement plus mouillée que ce matin et ça risque d'être compliqué. Je pars, m'applique et rentre au bout de 5 tours créditée d'2.28...

Et bé, comme je le craignais, j'ai l'impression d'être de retour 2 ans en arrière lors du Bol 2004. Nos pneus n'ont absolument pas évolué et ici, c'est une catastrophe. La moindre entrée en courbe, au 180 ou dans les chicanes se résume à couper les gaz et serrer les f----s tant l'adhérence est... inexistante.

Nous subissons cette situation à 3, notre Francky 4ème arrivé le matin étant privé de qualif suite au retard accumulé à cause de la pluie. Au final, 2.28 pour moi, 2.27 pour Chris et 2.18 pour Fafa. Le bilan est simple nous sommes 59ème sur la grille...

Là ça va pas être possible, il faut trouver une solution car aucun de nous ne se sent capable d'améliorer dans ces conditions. Autant dire que s'il pleut demain, nous sommes très mal.

Les essais de nuit approchent et notre manque de motivation fait peine à voir. Seul notre Francky tout frustré se sent d'attaque pour participer à ces jeux nocturnes au milieu des grenouilles. Soudain, 2 uluberlus arborants de magnifiques colliers de pneus démarquent sous notre tente.

A ma gauche Tite Coco, amie fidèle depuis mon expérience Octopussienne, prête à tout pour nous aider. A ma droite David. B célèbre concessionnaire narbonnais, ami fidèl depuis nos expériences en CFE communes et prêt à tout pour nous aider.

Nos 2 loustics en compagnie de mon zhomme sont aller courir le paddock pour nous trouver des pneus. Mission accomplie, le super Team X-One a accepté de nous dépanner. Le moral remonte aussi vite que la température sous la tente et l'avenir nous semble moins sombre.

Malgré tout, nous n'avons qu'un train et devons le préserver. Aussi, mon Francky chevaleresque se lance dans l'aventure des essais de nuit. C'est qu'il aime ça la pluie le bougre ! Il rentre malgré tout au bout de quelques tours pour nous gratifier d'un "C'est de la balle, mais alors c'est vraiment de la daube ces pneus sur le mouillé". Décidément, nos craintes se voient bien confirmées.

Mais demain est un autre jour et nous espérons qu'il fasse sec ou que notre train fraichement acquis nous permette ne nous en tirer.

Direction le dodo !

A suivre...

N67